Cest comme ça que je disparais – Mirion Malle

par | 12 Déc 2025

Fond d'écran LGBTQIA+
Roman graphique / BD – 208 pages
Année de publication : 2020

Pourquoi je vous en parle ?

 

Parce que cette BD met des mots d’une justesse rare sur la dépression, une maladie encore trop discrète, trop minimisée, trop honteuse.

Dans ma pratique, je rencontre souvent des personnes qui portent une charge mentale immense, qui s’épuisent, qui s’isolent sans toujours comprendre ce qui leur arrive.

Je ne suis pas psychologue — mais je sais combien mettre des images et des mots sur ce vécu peut déjà alléger le poids intérieur. Ce partage, c’est une façon pour moi d’aider à ma hauteur, en gardant ma posture de kinésithérapeute.

Cette BD douce et sincère rappelle que la dépression n’est pas un défaut, ni une faiblesse, mais une maladie qui peut toucher n’importe qui.

L’histoire en bref

Mirion Malle nous plonge dans le quotidien d’une jeune femme qui s’efface peu à peu, à force de fatigue, de pression, d’attentes sociales, de culpabilité et de solitude.

Les scènes se succèdent avec beaucoup de réalisme : ne plus avoir la force de sortir, rater des messages, sentir qu’on déçoit, voir les ami·es s’éloigner… puis, parfois, avoir un moment où tout semble aller mieux — avant que tout retombe.

Le choix du noir et blanc dit beaucoup : l’ennui, la lassitude, la perte de couleur intérieure.

Mais la BD n’est jamais écrasante : l’humour discret, les respirations, les percées de lumière rappellent que la noirceur n’est jamais totale.

On suit aussi la difficulté de demander de l’aide : la peur d’être jugé·e, le prix des consultations, les démarches…

Puis, petit à petit, l’idée que oui : en parler et aller voir quelqu’un, un·e psychologogue, ça peut changer quelque chose.

Pour ouvrir le dialogue…

C’est comme ça que ça disparaît est roman graphique rappel des choses essentielles :

  • La dépression peut toucher tout le monde.
  • Elle ne se voit pas toujours.
  • Et elle se soigne.

Comme on soigne une angine.
Comme on soigne n’importe quelle maladie.

C’est une oeuvre qui aide à comprendre, à reconnaître ce qui se passe, à voir que demander de l’aide n’est pas un aveu de faiblesse — mais un premier geste de soin.

Comment changer notre regard collectif sur la dépression ?