Madones et Médées, les vérités tabous de la maternité

par | 8 Déc 2025

Madones et Médées : un roman graphique sur les vérités tabous de la maternité
Roman graphique / BD – 128 pages
Année de publication : 2025

Pourquoi je vous en parle ?

 

Parce que Madones & Médées met des mots sur ce que beaucoup de femmes n’osent pas dire : la maternité n’est pas toujours lumineuse.

Cette oeuvre rassemble des témoignages vrais, bruts, parfois douloureux — mais surtout déculpabilisant.

On y découvre des vécus souvent tues : l’ambivalence, la solitude, l’avortement, la perte, l’envahissement, la honte… et ce que ça fait d’être submergée alors que tout le monde s’attend à nous voir radieuses.

Ce livre rappelle qu’on n’est pas “folle” quand on va mal. On est juste humaine — et ça, ça compte énormément.

L’histoire en bref

 

La BD suit une pédopsychiatre qui écoute, accueille et accompagne des femmes dans leurs maternités, souvent pas évidente pour elles.

Parmi elles, une jeune mineure tombée enceinte, qui refuse d’abord toute aide par peur d’être jugée — avant de revenir vers la soignante, bouleversée, pour la remercier. Une scène simple, mais puissante. Celle-ci montre bien à quel point demander de l’aide est encore tabou. Et combien ça peut pourtant tout changer.

Au fil des pages, les autrices tissent des récits multiples : le post-partum éprouvant, la peur de mal faire, les idées sombres, les pertes, les colères silencieuses. Le tout porté par un style visuel fort et des couleurs qui traduisent les émotions avec une grande justesse.

Pour ouvrir le dialogue…

 

Cette BD est une respiration pour tous.tes celleux qui se sentent seules dans leurs ressentis. Débordées, perdues ou honteuses de ne pas “réussir” leur maternité comme on leur avait promis. Elle montre que ces vécus existent, qu’ils ne sont pas rares — seulement trop silencieux.

C’est un ouvrage qui peut aider à mettre des mots. Et cela, permet d’alléger la culpabilité, d’oser parler et d’oser chercher du soutien.

Et surtout : à comprendre que la maternité est vaste et complexe. Elle est faite de zones d’ombre et de lumière. Et aucune émotion n’est anormale.

Quelles émotions maternelles — ou autour de la parentalité — gagneraient, selon vous, à être dites plus librement ?